◼ L’Art Renaissant, l’homme universel
A la différence des artistes du Moyen-Age, ceux de la Renaissance représentent d’abord le monde qui
les entoure en observant minutieusement l’homme et les paysages . Contrairement aux artistes
médiévaux, ceux de la Renaissance ne sont plus prisonniers de la surface plane. En utilisant la
perspective, ils réussissent à restituer la sensation de trois dimensions ; ils savent traduire la
profondeur, le relief et le volume grâce à des procédés découlant de nouvelles techniques, de la
recherche de règles mathématiques de la beauté et de l’utilisation d’un système de proportions. L’une
des ambitions de ces artistes est de représenter l’être humain, ses sentiments et son corps. A son
tour, la culture de la Cour se transforme, les moeurs sont plus libres et, la beauté féminine, libérée du
poids de la culpabilité chrétienne, devient l’expression de la perfection divine. Au XVe siècle, en
France, le portrait fait partie intégrante de l’art religieux : orants – individus placés dans une attitude
de prière, portraits de dévotion en buste, portraits de donateurs ou de commanditaires. Dès le début
du siècle, c’est en Europe du Nord que l’art du portrait, laïcisé, connaît un vif succès.